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président honoraire de l'Association, docteur d'Etat, lauréat de l'Académie française et de l'Académie des sciences morales et politiques |
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Personnalité intellectuelle - et morale - majeure que celle de Maurice Patronnier de GANDILLAC (résumant, il signait ses multiples et grands livres, et ses articles : Maurice de Gandillac). Né en 1906 à Koléa (Algérie), il mourut, à son domicile de Neuilly, rue Rigaud, plus que centenaire , en 2006. Outre ses considérables publications, cet historien de la philosophie, et penseur, se sera manifesté comme professeur en faculté à Lille, puis à la Sorbonne, et comme animateur des colloques (dits " Décades ") de Pontigny puis Cerisy. Colloques retentissants, en certains secteurs intellectuels et pédagogiques, et traitant, par priorité, de littérature et philosophie. Y participèrent, dès avant 1939, des écrivains de 1er plan, comme André GIDE, Roger MARTIN du GARD - prix Nobel, tous deux -, André Maurois, etc. Ancien de l'E.N.S. Ulm ( dès ses 19 ans, en 1925), agrégé, docteur ès lettres (quant à un auteur médiéval), après avoir été pensionnaire de la très sélective " Fondation THIERS ", puis (1934 ou 35) de la " Maison française " de Berlin, Gandillac enseigna et écrivit, pour l'essentiel, sur les doctrines du Moyen-Age (ainsi, sur Pétrarque et son démon, dès 1934 ; sur les idées du cardinal Nicolas de Cuse, en 1941, sur un mystique rhénan : Maître Eckhart, en 1963, sur Jean TAULER, en 1966, Abélard ; plus deux essais sur Dante ). Mais, avec même compétence, sur des penseurs de l'Antiquité (Denys- l'Aréopagite, Plotin ) ou des Temps modernes ( La philosophie de la Renaissance (4), Hegel, Novalis, Brentano, Karl Marx, F. Nietzsche - il connaissait éminemment la langue et les concepts germaniques- le Danois Kierkegaard ; ou, au XXè siècle, Max SCHELER, Ernst BLOCH, le cardinal Urs von BALTHAZAR, le marxiste G. Lukacs, Walter BENJAMIN ). Aussi, en 1968, un Dante philosophe ; en 1991 : DANTE ou la passion de la catholicité ; et dans l'Histoire de l'Eglise, en maints tomes, de Fliche-Martin-Jarry, le volume : XIVè siècle. Plusieurs fois couronné par l'Académie française (qui décerna un de ses " grands prix ", en 1992, à son essai : Genèses de la modernité), Gandillac aurait eu (du moins, aux yeux des profanes ) vocation à être membre de l'Institut de France (classe des Sciences morales et politiques). Comme siégèrent Quai Conti, par exemple, son maître Etienne GILSON, ou son ami, et " archicube " de la rue d'Ulm, Henri GOUHIER. Il semble que Gandillac n'avait pas telles ambitions et visées Il est hors de question d'esquisser ici,
fût-ce un simple survol de cette uvre énorme,
très substantielle et diverse, et de son influence exercée
sur plusieurs générations d'élèves
(avant son poste à l'Université, il eut chaire
à Montluçon, Nevers, Amiens et à Pasteur,
de Neuilly), étudiants - futurs enseignants, en majorité
-, auditeurs de Pontigny - Cerisy, et lecteurs. En France et
hors de nos frontières, il signa plusieurs savantes traductions
de philosophes étrangers, majoritairement de langue allemande.
Avec la même précision méticuleuse,,
il ajoute : " Au Bois, par mauvais temps,(
), des
sapeurs-pompiers suppléent, pour la gymnastique, nos moniteurs
mobilisés. Sourcils froncés (...), l'un d'eux se
ridiculise en hurlant : "Je veux entendre le silence"
". (4) Dans l'Histoire de la philosophie - Encyclopédie de la Pléiade, tome 2, 1973. (5) Signe de l'attachement qu'il garda au lycée de Neuilly : quand, environ 40 ans plus tard, son cinquantenaire de fondation fut célèbré - y compris, à la Sorbonne - le philosophe, en 1964, orna ces manifestations de sa présence, et d'un discours digne de lui : c'est-à-dire excellent (6) G. Lukacs (1885-1971, essayiste hongrois,
communément tenu pour l'initiateur de l'esthétique
marxiste, professeur en faculté, écrivain fécond,
deux fois ministre communiste (en 1918, puis 1956), souvent publié
en allemand. - Walter BENJAMIN (1892-1940), israélite
allemand, talentueux et influent littérateur, réfugié
(1933) en France, mort suicidé. |